TRIBULATION N°16 - Septembre 2003 Ne revenons pas là-dessus, on a tous eu chaud. Super chaud. Vous et moi. Mais surtout moi. Parce que bon, vous, vous avez eu chaud comme tout le monde. Moi, j’ai eu chaud comme tout le monde, et encore un peu plus. Car cet été, j’avais décidé de tester les vertus du string. Et j’ai eu chaud aux fesses. L’occasion fait le larron Mon aventure du string a démarré un peu par hasard… Le jour où je me suis retrouvée avec vague bout de tissu à la place de la petite culotte que j’avais cru acheter pour aller avec mon nouveau Wonderbra. Passons sur les détails, genre pour qui elle a acheté ça la coquine, ça ne vous regarde pas. Bref, me voilà dans mon salon, la mine un brin déconfite devant feue ma petite culotte. Mais vous me connaissez, ce moment d’égarement n’a pas duré. Après tout, c’était l’occasion d’essayer, hein. Paraît que la chose fait partie des éléments de séduction imparables, de nos jours. Si, comme je vous le dis, je l’ai lu dans Cosmo. Et comme je suis légèrement portée sur la chose (de la séduction, je précise), il ne m’en pas fallu beaucoup plus pour que je me lance. Deux options Qui ne risque rien n’a rien dit le dicton. Si on m’avait dit ce que je récolterai avec mes strings, j’aurais peut-être évité de refiler toutes mes culottes au Secours Pop’… Car vous noterez que j’ai démarré mon apprentissage du string aux tous débuts de l’été. Logiquement, j’ai investi dans la panoplie intégrale : les strings de base, donc, de soirée bien sûr, et enfin les strings de plage. C’est là que ça a commencé à se gâter. Un string, sous un 501, ça gratouille un peu, mais faut ce qu’il faut. Par contre, sans 501, sur une plage où la température frôle les 45 à l’ombre, c’est plus que pas agréable. C’est l’enfer. Surtout quand on a décidé de rentabiliser le string, et de faire dans l’harmonie du bronzage… Pour ce faire, il suffit de zapper la crème indice 72, de se vautrer sur le sable vers midi, et d’attendre que ça se passe. Ou que ça brûle. M’étant légèrement assoupie, trois heures à peine, j’ai testé pour vous la seconde option. Vices et vertus Ah ça, pour se trémousser du popotin, y’a pas mieux… En revanche, la méthode comporte quelques inconvénients. Du genre, trouver une explication plausible pour refuser de s’asseoir, même à table. Ou prendre un air dégagé en portant négligemment une jupe. Sans culotte, forcément. Bon, je vous l’accorde, ça peut être rentable. Parce que si vous connaissez un individu du sexe masculin qui reste indifférent à la fameuse jupe sans rien en dessous, partez en courant. Je vous laisse donc imaginer le scénario de mon été… Conclusion : faut jamais se fier aux tendances de la mode. Moi en tout cas, je crois bien que j’ai trouvé un concept de séduction largement plus porteur que le string… Faut juste voir si ça tient le choc par moins dix. On se rappelle en janvier ? Soaz |